(BELGA) = Le Disummit, le rendez-vous organisé par et pour la communauté belge travaillant sur l’intelligence artificielle (IA) et la science des données, se tiendra mercredi sur le campus du Solbosch (bâtiment K) de l’Université libre de Bruxelles (ULB). Environ 900 personnes sont attendues pour cette 5e édition placée sous le thème “Être humain à l’ère de l’intelligence artificielle”.

Si cet événement est d’abord à destination des entreprises et des professionnels du secteur, il s’ouvre à moindre coût aux étudiants et à des tarifs réduits au

grand public. Une trentaine d’exposants, parmi lesquels Hub.brussels et des leaders technologiques comme Accenture, Fujitsu, IBM et Microsoft, présenteront leurs derniers produits. De plus, 40 intervenants animeront des conférences, et 12 master classes ainsi que 12 ateliers pratiques permettront d’aller plus loin en s’attardant sur certains projets. Invité de premier ordre, Luc Julia, responsable de l’innovation chez Samsung qui a travaillé sur Siri, la commande vocale d’Apple, viendra parler de son livre “L’intelligence artificielle n’existe pas”, dans lequel il préfère parler d’intelligence augmentée développée grâce à des outils de traitement de données, qui permettent de prendre de meilleures décisions. Il y aura également Stephen Brobst, Chief Technology Officer de la société Teradata qui a conseillé l’ancien président américain Barack Obama sur les questions relatives au big data. Il abordera quant à lui la gestion des biais dans les données. Le Disummit vise à créer un pont entre l’académique et le business en informant le management des grandes sociétés sur les possibles de l’IA et les académiciens sur les attentes actuelles dans le secteur. “La Belgique a toujours eu de très bons résultats dans toutes les sciences

quantitatives par rapport aux autres pays”, estime l’organisateur Philippe Van Impe, fondateur et CEO de l’ASBL DigitYser. “Elle a donc les compétences requises pour aborder cette vague de l’intelligence artificielle, mais elle ne doit pas se tromper de cible et bien choisir ses batailles. Elle ne peut pas se battre contre les grands centres américains de recherche et développement comme Google ou Amazon.” “Je propose de se battre avec des armes propres, pour une intelligence artificielle éthique, en permettant à tous ces outils d’intelligence artificielle développés ailleurs d’atterrir dans l’espace européen, qui est probablement le plus complexe au monde avec les différentes langues, les différents niveaux de gouvernement, les réglementations multiples…”, poursuit Philippe Van Impe. “Avec son approche pragmatique qui lui permet de toujours arriver à un compromis, la Belgique a les atouts pour devenir le point d’entrée des Américains, des Chinois ou des Indiens sur le marché européen”. Philippe Van Impe remarque de plus que le cadre européen qui a été posé pour commencer à régenter le respect de la vie privée et l’éthique dans l’intelligence artificielle peut réfréner des pays qui n’en disposent pas ou peu.

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